Ma nuit est finie depuis 3h20. Mes nuits ne sont pas meilleures... Et je croyais bêtement que mes insomnies avaient un rapport avec la période des cours et que j'allais enfin pouvoir me reposer pendant cette semaine et demie de vacances. Mais je me suis trompée. Mentalement, c'est l'horreur, ça va pas du tout. Je me renferme sur moi-même encore une fois. Je me renferme sur moi-même et personne ne remarque rien parce que personne ne prend de nouvelles de moi. Je ne manque à personne et c'est tant mieux en fin de compte. Si on vient me parler, je fais semblant 5 minutes, et ils sont contents. Au niveau scolaire, la 1ere S est beaucoup plus difficile que je le pensais, je m'y engageais avec des "facilités" et en fait, facilités ou pas, je vais ramer. Et je rame déjà. Je profite de mes nuits pour faire des fiches de révisions, notamment en maths où je patauge complètement. Cet après midi, je me suis entraîné sur les polynômes. J'étais contente parce que j'y arrivais un peu, mais plus les exercices augmentent en difficulté, moins j'y arrive. Je me creuse la tête sans succès mais avec les corrigés deux ou trois pages plus loin, ça donne forcément envie. Je crois comprendre avec le corrigé, je surligne ce qu'il y a à retenir, la méthode à suivre, mais je suis sure que je n'y arriverai plus ensuite. A tester... De toute façon, je n'ai que ça à foutre. Et puis, j'ai remarqué aussi que je ne voulais pas dormir, bien que je sois complètement crevée. Je m'occupe jusqu'à pas d'heure à regarder la télé, à écouter la radio, à écouter le baladeur mp3 à fond, à ranger la chambre, à faire des fiches, à réviser, à lire. Et quand je suis enfin dans mon lit, lumière éteinte, dans le noir, je cherche encore et toujours à ouvrir les yeux. Je pense, encore et encore. Je finis bien par m'endormir mais je suis folle quand même... J'ai été voir mon médecin pour qu'il me donne quelque chose pour dormir, il m'a donné des Atarax. C'est quand même indiqué dans l'insomnie de l'enfant (pas adolescent, enfant dans le genre qui dort encore avec un doudou et qui a du mal a dormir sans Maman), c'est une sorte de sédatif que est sensé te "détendre" mais vu mon rythme avant d'aller me coucher, ça ne marche pas du tout et j'ai malencontreusement oublié de parler de mes TCA au médecin. Mince alors. Ce qui est dommage, c'est que mes insomnies y sont liées je pense alors je suis pas prête de bien dormir. Ce cachet a quand même un effet positif, je ne me réveille plus la nuit quand je le prend. Et je vois tout de suite la différence quand j'en prends, et quand je n'en prends pas. Parce que si j'en avais pris un hier soir, je ne serai pas là tout simplement à me plaindre encore et encore sur ma fatigue que je ne provoque pas du tout. Je voulais voir si ces nuits peu longues avaient un rapport avec la période des cours. Ma mère m'a dit de ne pas en prendre pendant les vacances, très bien je n'en prends pas, et résultat? Maman avait encore une fois tord. Alimentairement parlant, ça va mieux. Enfin dans l'assiette, pas dans ma tête. Je mange plus ou moins mieux, et je ne fais plus de crises, mais j'ai néanmoins beaucoup de compulsions que je ne contrôle pas. Elles sont bien moins pire que les crises quand même mais beaucoup pesantes pour le moral. Et en plus de tout ça, je me dis que je dois être un poil dépressive, ou folle. Parce qu'en un an, un an et demi, mon état ne s'est pas amélioré mais petit à petit dégradé. Je me demande de quoi sera faite l'année prochaine, pire, mieux... Je m'en fiche un peu. Ce que je sais c'est que malgré le temps, qui est sensé tout arranger, je ne vais pas mieux et je me demande si j'ai vraiment envie d'aller mieux. Y a bien sûr quelques côtés chiants dans ma vie (bon ok, il le sont tous) mais ça me permet d'être différente des autres et malgré mon côté jalouse et envieuse de tout ce que les autres ont. Je me dis que ma vie, c'est la mienne et je n'aimerais pas la changer. Je me plains tout le temps et quelque part, si je dis ça, c'est que j'aime aller mal. J'aime me faire du mal.
Définitivement folle...