Présentation

Pauline - 16 ans - 1m70 - Beaucoup trop
Boulimique & un poil cinglée

# Posté le jeudi 26 février 2009 17:44

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 09:35

Jeudi 29 octobre.

Jeudi 29 octobre.
Ma nuit est finie depuis 3h20. Mes nuits ne sont pas meilleures... Et je croyais bêtement que mes insomnies avaient un rapport avec la période des cours et que j'allais enfin pouvoir me reposer pendant cette semaine et demie de vacances. Mais je me suis trompée. Mentalement, c'est l'horreur, ça va pas du tout. Je me renferme sur moi-même encore une fois. Je me renferme sur moi-même et personne ne remarque rien parce que personne ne prend de nouvelles de moi. Je ne manque à personne et c'est tant mieux en fin de compte. Si on vient me parler, je fais semblant 5 minutes, et ils sont contents. Au niveau scolaire, la 1ere S est beaucoup plus difficile que je le pensais, je m'y engageais avec des "facilités" et en fait, facilités ou pas, je vais ramer. Et je rame déjà. Je profite de mes nuits pour faire des fiches de révisions, notamment en maths où je patauge complètement. Cet après midi, je me suis entraîné sur les polynômes. J'étais contente parce que j'y arrivais un peu, mais plus les exercices augmentent en difficulté, moins j'y arrive. Je me creuse la tête sans succès mais avec les corrigés deux ou trois pages plus loin, ça donne forcément envie. Je crois comprendre avec le corrigé, je surligne ce qu'il y a à retenir, la méthode à suivre, mais je suis sure que je n'y arriverai plus ensuite. A tester... De toute façon, je n'ai que ça à foutre. Et puis, j'ai remarqué aussi que je ne voulais pas dormir, bien que je sois complètement crevée. Je m'occupe jusqu'à pas d'heure à regarder la télé, à écouter la radio, à écouter le baladeur mp3 à fond, à ranger la chambre, à faire des fiches, à réviser, à lire. Et quand je suis enfin dans mon lit, lumière éteinte, dans le noir, je cherche encore et toujours à ouvrir les yeux. Je pense, encore et encore. Je finis bien par m'endormir mais je suis folle quand même... J'ai été voir mon médecin pour qu'il me donne quelque chose pour dormir, il m'a donné des Atarax. C'est quand même indiqué dans l'insomnie de l'enfant (pas adolescent, enfant dans le genre qui dort encore avec un doudou et qui a du mal a dormir sans Maman), c'est une sorte de sédatif que est sensé te "détendre" mais vu mon rythme avant d'aller me coucher, ça ne marche pas du tout et j'ai malencontreusement oublié de parler de mes TCA au médecin. Mince alors. Ce qui est dommage, c'est que mes insomnies y sont liées je pense alors je suis pas prête de bien dormir. Ce cachet a quand même un effet positif, je ne me réveille plus la nuit quand je le prend. Et je vois tout de suite la différence quand j'en prends, et quand je n'en prends pas. Parce que si j'en avais pris un hier soir, je ne serai pas là tout simplement à me plaindre encore et encore sur ma fatigue que je ne provoque pas du tout. Je voulais voir si ces nuits peu longues avaient un rapport avec la période des cours. Ma mère m'a dit de ne pas en prendre pendant les vacances, très bien je n'en prends pas, et résultat? Maman avait encore une fois tord. Alimentairement parlant, ça va mieux. Enfin dans l'assiette, pas dans ma tête. Je mange plus ou moins mieux, et je ne fais plus de crises, mais j'ai néanmoins beaucoup de compulsions que je ne contrôle pas. Elles sont bien moins pire que les crises quand même mais beaucoup pesantes pour le moral. Et en plus de tout ça, je me dis que je dois être un poil dépressive, ou folle. Parce qu'en un an, un an et demi, mon état ne s'est pas amélioré mais petit à petit dégradé. Je me demande de quoi sera faite l'année prochaine, pire, mieux... Je m'en fiche un peu. Ce que je sais c'est que malgré le temps, qui est sensé tout arranger, je ne vais pas mieux et je me demande si j'ai vraiment envie d'aller mieux. Y a bien sûr quelques côtés chiants dans ma vie (bon ok, il le sont tous) mais ça me permet d'être différente des autres et malgré mon côté jalouse et envieuse de tout ce que les autres ont. Je me dis que ma vie, c'est la mienne et je n'aimerais pas la changer. Je me plains tout le temps et quelque part, si je dis ça, c'est que j'aime aller mal. J'aime me faire du mal.
Définitivement folle...

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 00:55

Modifié le mardi 03 novembre 2009 18:46

Dimanche 04 octobre.

Dimanche 04 octobre.
Il y a eu un mieux pendant quelques jours. Je recommençai à manger le midi, mais on m'a déjà dit malgré ça que je ne mangeais rien. Moralement aussi ça allait un peu mieux. Mais plus maintenant, ça ne va pas ce soir. La boulimie est de retour depuis une semaine. Il ne se passe pas un soir sans que je me fasse péter le ventre. Le soir et la journée aussi le weekend. Comme aujourd'hui par exemple. Je suis toujours épuisée avec mon manque de sommeil, même si j'ai dormi un peu plus ce weekend, sans me reposer plus que ça. Ca ne va pas, je ne vais pas bien, je ne vais jamais bien. Soyons réalistes, même quand je vais "bien" il y a toujours quelque chose qui cloche chez moi. Je n'ai pas de raisons de me plaindre comme je le fais. Quoiqu'en réfléchissant, je grossis, je ne me supporte plus, je suis fatiguée, je me sens seule. Et je commence à me détacher de mes amis, je le remarque, sans que eux le voient. Ca commence avec des engueules pour de la merde, et là tu sais que ça ne sera jamais comme avant. Tu commences à remarquer que tu ne peux pas te confier puisqu'au fond tu n'es pas prise au sérieux. Et je m'en fiche, je ne veux pas me confier, plus maintenant. Il n'y a que lui qui voit tout, mon meilleur ami, c'est le meilleur. Il remarque lui, quand ça ne va pas. Il essaie de comprendre et veut m'aider. Moi je me ferme, je ne veux pas d'aide, je n'ai pas besoin d'aide. Mais il est là et ça fait du bien, parce que de voir que les amies avec qui je passe la majeure partie de mon temps ne voient rien et ne voient que leur bonheur ou leur malheur à elles, c'est dommage.
Egoiste de ma part, mais dommage...

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 14:34

Modifié le mardi 03 novembre 2009 19:01

Mercredi 23 septembre.

Mercredi 23 septembre.
Ma petite cousine est née lundi à 01h25, à cette heure là, je me coupais à l'aide d'une lame. Et plus tôt dans la soirée, je crisais. Je regrette ce geste, sans plus. Ca m'a fait du bien sur le moment, mais je sais que je ne vais pas devenir une accro à ce genre de trucs. Je manque horriblement de sommeil, mais je dors. Je me réveille quelques fois la nuit ou je me réveille le matin comme si je n'avais dormi que quelques heures. Ce manque de sommeil cause chez moi une certaine irritabilité que je n'arrive pas à controler. Mes amis en font les frais. Le matin, dans le bus, on me dit "blasée", qu'il faut pas me souler... Seulement, la fille qui a remarqué ça, elle n'a pas remarqué que j'étais toute la journée comme ça. Je déprime, beaucoup trop souvent en ce moment. Je le cache à mes amies à qui je ne veux pas gacher leur bonheur, elles sont si heureuses, ont un copain. Je me sens à part, la seule qui soit seule. Dans ma classe, je suis seule aussi. Les gens que j'apprécie ont déjà des amis et je ne veux pas les géner de ma présence. Alimentairement, tout va mal aussi. Je mange > je grossis, je ne peux plus me regarder en face. C'est horrible, enfin c'est moi qui suis horrible...

J'ai fais dimanche, une crise d'hyperactivité, je ne sais pas si ça s'appelle comme ça, mais j'étais seule chez moi et j'avais crisé encore une fois, et en rentrant, je me suis mise à astiquer ma chambre comme jamais je ne l'avais fais, je ne pouvais plus m'arrêter de bouger. Une fois le ménage surfait, et moi qui commençait à sérieusement fatiguer, je me suis mise à travailler et à recopier mes cours, à apprendre mes leçons, ça a duré toute l'après midi. J'ai lu quelque part qu'on pouvait faire de l' 'hyperactivité physique et mentale' après une crise de boulimie. C'est vrai que j'ai toujours tendance a vouloir bouger après une crise mais je ne m'en étais jamais vraiment rendue compte...

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 12:56

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 14:59